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14 mai 2015

Une preuve d'amour / Valentine Goby. Thierry Magnier, 2014

En toile de fond : Les misérables de Victor Hugo.
Souvenez-vous, Fantine a abandonné Cosette.
(Fantine est-elle pour autant une mauvaise mère ?)
Et puis il y a Jean Valjean et Javert... et dans la réalité de cette salle de classe où cette lecture est imposée,  il y a Sonia et Abou.
Abou, nerveux et déstabilisé par l'histoire de Cosette, sort de la salle en claquant la porte.
Sonia, intriguée, est peut-être déjà amoureuse de ce mystérieux garçon ...
La jeune fille va alors se mettre en quête de découvrir comment ce roman fait écho à la réalité de l'histoire d'Abou.
Valentine Goby, à travers le prisme des Misérables, nous décrit des choses simples, la vie telle qu'elle est parfois, avec des préoccupations d'adolescents mais aussi une réflexion plus profonde sur l'exil, l'abandon et l'amour parental.
 
A peine 100 pages, pour ce petit bouquin.
100 pages et pourtant, que ces ados forment un joli duo !
100 pages puissantes à mettre entre toutes les mains.

9 avr. 2015

Un courant d'air / Laurie Cohen. Alice éditions, 2014

En très peu de pages, Laurie Cohen nous plonge dans l'univers des sans-abris. Plus précisément, dans l'univers d'une jeune femme dont on ne connait pas le prénom et dont on ne sait presque rien. Son passé, on le  devine au travers de paragraphes écrits en italique ponctuant le récit comme des flashbacks. Entre amour et violence, on se doute que c'est lui qui a provoqué sa descente dans la rue.
 
Au quotidien, elle galère. Sa vie est rythmée par le froid, la solitude, l'indifférence, la lutte et la quête d'un minimum de dignité. L'alcool aide à supporter la rudesse des journées et la présence  d'une amie SDF apaise les peurs.
Le style de l'auteur nous percute. Les phrases brèves et les chapitres courts se succèdent et nous emportent dans la rudesse et la difficulté de ce quotidien où la survie est une question de réalité.
Que dire de la fin ?
Brutale, elle nous assomme. L'ombre menaçante du passé ressurgit de plein fouet mais c'est ELLE, qui pour cette ultime fois, aura le dernier mot.
Si l'on en doutait encore, ce roman percutant, noir et tragique nous confirme bien que ce n'est jamais par choix que l'on finit dans la rue.
Un roman qui sonne juste.