Affichage des articles dont le libellé est Amour. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Amour. Afficher tous les articles
27 févr. 2019
Summer kid de Mathieu Pierloot. Ecole des Loisirs, 2018
Qu’il est attachant Antoine ! Il ressemble à tous ces ados sensibles, paumés, mais tellement vrais...
Depuis qu’il s’est fait larguer par Hannah, le moral est en berne, l’été n’a plus la même saveur, les soirées sont trop festives, l’avenir scolaire sans espoir et les amis indispensables.
Il traine avec lui la mélancolie de son coeur blessé et n’arrive pas à éclaircir la vision de son avenir qui reste flou et abstrait.
Mais n’allez pas croire que l’on s’ennuie à cette lecture, tout cela est parfois tellement frais et plein de vérité que c'est très plaisant !
[AAAAh la petite pointe de nostalgie qui me rappelle mes 18 ans !]
On se surprend à juste vouloir rassurer Antoine... les pages filent à tout allure ... les playlists attirent notre curiosité... dommage, c’est déjà fini.
On aurait bien aimé rester un peu plus longtemps avec ces ados chahutant la vie et les accompagner encore un petit bout de chemin ...
Chouet' lecture !
16 mars 2018
Passionnément, à ma folie de Gwladys Constant. Le Rouergue, 2017
Nous ouvrons le premier chapitre de ce roman sur un drame : on réalise très vite que Gwen est dans une chambre d'hôpital après une tentative de suicide.
C'est en remontant son journal intime, son carnet écrit au fil des jours, celui qui lui sert de thérapie, que nous comprenons tout de son histoire ; des rouages de cet amour toxique qui l'a poussé au bout d'elle -même, au bout du supportable.
Manipulée par William, Gwen n'a rien vu venir. Dans ce qu'elle croyait être un conte de fée, elle a perdu son identité, sa dignité, sa personnalité. Aspirée dans le processus d'un pervers narcissique, cette jeune ado nous parle sans concession de ce qu'elle a vécu et des terribles conséquences.
Si l'écriture l'aide à comprendre le piège dans lequel elle est tombée, les médecins, la famille, les amis seront ceux qui l'aideront à pérennisé sa reconstruction.
Gwladys Constant nous accroche dés le début de l'histoire pour ne plus nous lâcher d'un fil, sans nous ménager.
Voilà un livre, qui même s'il se termine sur une note d'espoir, reste malheureusement nécessaire en montrant l'isolement des victimes quelles qu'elles soient, leur aveuglement et leur impuissance.
Une lecture addictive, violente mais fondamentale.
C'est en remontant son journal intime, son carnet écrit au fil des jours, celui qui lui sert de thérapie, que nous comprenons tout de son histoire ; des rouages de cet amour toxique qui l'a poussé au bout d'elle -même, au bout du supportable.
Manipulée par William, Gwen n'a rien vu venir. Dans ce qu'elle croyait être un conte de fée, elle a perdu son identité, sa dignité, sa personnalité. Aspirée dans le processus d'un pervers narcissique, cette jeune ado nous parle sans concession de ce qu'elle a vécu et des terribles conséquences.
Si l'écriture l'aide à comprendre le piège dans lequel elle est tombée, les médecins, la famille, les amis seront ceux qui l'aideront à pérennisé sa reconstruction.
Gwladys Constant nous accroche dés le début de l'histoire pour ne plus nous lâcher d'un fil, sans nous ménager.
Voilà un livre, qui même s'il se termine sur une note d'espoir, reste malheureusement nécessaire en montrant l'isolement des victimes quelles qu'elles soient, leur aveuglement et leur impuissance.
Une lecture addictive, violente mais fondamentale.
Retrouvez l'avis
de ma copinaute Pépita
14 mars 2018
Ca change tout ! Cathy Ytak et Daniela Teni. L'atelier du poisson soluble, 2017
L'amour, ça ne de décide pas !
Quelque soit son âge, quelque soit son sexe, ... être amoureux ça change TOUT !
Baptiste et Camille s'aiment et puis c'est tout.
Dans leur apprentissage intemporel, ils apprennent à se séduire, à s'étonner, à se frôler, à se dévoiler... tout semble vraiment simple et évident.
Leur histoire se déroule tranquille, paisible et le moindre battement de coeur reste palpable.
Mais finalement sous cette histoire d'amour ordinaire : Camille aime Baptiste. Qu'est ce que ça change ? RIEN.
Et quand tout semble aboutit, ce petit bijou poétique prend une autre saveur comme pour nous inviter à le relire en détenant une nouvelle clé.
Un album élégant, tendre et intelligent qui, sous la plume de Cathy Ytak et les doux traits de Daniela Tieni, sublime l'amour sous toutes ses formes et son consentement.
Parce que les lois du coeur n'existent pas, laissons nous guider par la générosité des sentiments !
Quelque soit son âge, quelque soit son sexe, ... être amoureux ça change TOUT !
Baptiste et Camille s'aiment et puis c'est tout.
Dans leur apprentissage intemporel, ils apprennent à se séduire, à s'étonner, à se frôler, à se dévoiler... tout semble vraiment simple et évident.
Leur histoire se déroule tranquille, paisible et le moindre battement de coeur reste palpable.
Mais finalement sous cette histoire d'amour ordinaire : Camille aime Baptiste. Qu'est ce que ça change ? RIEN.
Et quand tout semble aboutit, ce petit bijou poétique prend une autre saveur comme pour nous inviter à le relire en détenant une nouvelle clé.
Un album élégant, tendre et intelligent qui, sous la plume de Cathy Ytak et les doux traits de Daniela Tieni, sublime l'amour sous toutes ses formes et son consentement.
Parce que les lois du coeur n'existent pas, laissons nous guider par la générosité des sentiments !
28 févr. 2018
Une histoire d'amour de Gilles Bachelet. Seuil, 2017
Où l'on retrouve toute l'inventivité de Gilles Bachelet !
A la fois, cette réalité quotidienne et ce petit éclair de folie pour un album unique complètement drôle et terriblement touchant.
Quelle maîtrise, pour cette chronique d'une histoire d'amour ordinaire qui, sous nos yeux, devient extraordinaire !
C'est la routine pour Georges et Josette et pourtant, dans leur empathie, dans leur petits travers, dans leur affection ils sont terriblement adorables.
Alors bien sûr, si je vous dis que Georges et Josette sont deux gants de ménage et que cette mise en perspective permet un recul intéressant, vous comprendrez tout le génie de l'auteur.
Une histoire décalée pour s'amuser bien sûr mais derrière cette fantaisie et cette imagination débridée, une reconsidération du bonheur et de la vie comme elle est !
PARFAIT !
A la fois, cette réalité quotidienne et ce petit éclair de folie pour un album unique complètement drôle et terriblement touchant.
Quelle maîtrise, pour cette chronique d'une histoire d'amour ordinaire qui, sous nos yeux, devient extraordinaire !
C'est la routine pour Georges et Josette et pourtant, dans leur empathie, dans leur petits travers, dans leur affection ils sont terriblement adorables.
Alors bien sûr, si je vous dis que Georges et Josette sont deux gants de ménage et que cette mise en perspective permet un recul intéressant, vous comprendrez tout le génie de l'auteur.
Une histoire décalée pour s'amuser bien sûr mais derrière cette fantaisie et cette imagination débridée, une reconsidération du bonheur et de la vie comme elle est !
PARFAIT !
20 nov. 2017
T'arracher de Claudine Desmarteau. Thierry Magnier, 2017
C'est dans un gouffre que Lou s'enfonce ...
Irrémédiablement, irréparablement.... elle est emprisonnée dans une douleur lancinante depuis la rupture inattendue avec son ex.
Elle a le coeur brisé, la tête à l'envers, le chagrin permanent ... et rien n'a plus d'importance que de comprendre pourquoi il l'a laissé tombé alors qu'elle brûle toujours d'amour pour lui.
Elle s'étouffe, Lou ! Elle le voit partout, elle pense à lui tout le temps, elle le suit sur les réseaux sociaux, elle jongle avec les excés... et le reste n'est que futilité. Ses notes sont en chute libre, sa santé se fragilise, la relation avec ses parents est tendue ... son esprit reste obsédé et dévasté par cette séparation.
C'est un long monologue que nous offre Claudine Desmarteau. Elle creuse, elle dérange, elle sait mettre les mots sur cette blessure intense, sur ce premier chagrin d'amour, sur cette torture personnelle qui frôle avec le vide.
Ses mots claquent et l'on ressort de cette lecture complètement lessivé, complètement essoré.
Car on le sait, même si l'espoir renaît, le premier chagrin d'amour restera au fond de nous toujours ancré.
Retrouvez l'avis
de ma copinaute Pepita
18 juil. 2017
Rose à petit pois d'Amélie Callot et Geneviève Godbout. La Pastèque, 2016
Moi je l'aime bien Adèle. Vous savez, celle qui tient ce petit café où on aime venir se réchauffer.
Avec trois fois rien elle a su créer ce lieu de convivialité où tout le monde aime se retrouver, où gentiment l'épicier vient vendre ses produits frais, où elle confectionne de jolis bouquets et où le temps passe sans qu'on le voit défiler.
Adèle, c'est cette jolie jeune femme, au tablier à pois à l'élégante simplicité, que rien n'arrête et qui sourit à la vie
Mais les jours de pluie, Adèle devient morose et se réfugie au fond de son lit. Comment remettre un peu de rose dans ce jour tout gris ? Des bottes de pluie, un parapluie.. de mystérieux indices ...il n'est pas bien loin l'amoureux transit.
Comme les relations humaines sont belles et simples !
Comme l'authenticité sait nous charmer !
Comme il est si doux de faire plaisir et de se faire plaisir !
Voilà vraiment un album généreux et délicieux ; lumineux comme un rayon de soleil, juste après quelques gouttes de pluie !
Alice, attendrie...
20 juin 2017
Embrasse-moi de Ronan Badel. Gallimard, 2016
Quel plaisir de se replonger dans les poèmes de Jacques Prévert !
Il avait cet oeil simple, attentionné, délicat et parfois enfantin qui réussit, en quelques vers, à nous plonger directement au coeur de petites scènes quotidiennes, invisibles aux regards non avertis.
Ronan Badel a choisi ici de nous offrir ici un charmant recueil où il a regroupé quelques unes des oeuvres de l'auteur.
Tout en simplicité, comme griffonnés sur un bout de nappe en papier, ces poèmes qui parlent d'amour sont accompagnés d'illustrations bucoliques, délicates et douces qui sentent bon le plaisir des souvenirs.
Le trait est léger, parfois envolé et s'attache à préserver la magie des mots de Jacques Prévert, incontournable poète réaliste.
Un album, comme une rencontre vraiment réussie entre l'auteur et l'illustrateur.
Alice, toute en rime et en poésie...
Il avait cet oeil simple, attentionné, délicat et parfois enfantin qui réussit, en quelques vers, à nous plonger directement au coeur de petites scènes quotidiennes, invisibles aux regards non avertis.
Ronan Badel a choisi ici de nous offrir ici un charmant recueil où il a regroupé quelques unes des oeuvres de l'auteur.
Tout en simplicité, comme griffonnés sur un bout de nappe en papier, ces poèmes qui parlent d'amour sont accompagnés d'illustrations bucoliques, délicates et douces qui sentent bon le plaisir des souvenirs.
Le trait est léger, parfois envolé et s'attache à préserver la magie des mots de Jacques Prévert, incontournable poète réaliste.
Un album, comme une rencontre vraiment réussie entre l'auteur et l'illustrateur.
Alice, toute en rime et en poésie...
Retrouvez l'avis
de ma copinaute Sophie
18 juin 2017
Envole-moi d'Annelise Heurtier. Casterman, 2017
Comment avouer que j'ai eu du mal avec les premiers chapitres de ce livre d'Annelise Heurtier ? Que m'arrivait-il ? La peur sûrement de me retrouver avec entre les mains une romance adolescente un peu fade. Mais c'était sans faire confiance à l'auteur qu a réussi à me séduire avec une belle histoire d'amour.
Parce que la jeunesse rend fou et romantique.
Parce qu'il n'y a pas d'âge pour que l'amour soit passionnel et sincère.
Parce qu'il faut parfois avoir la force de passer au delà de ses doutes et du handicap.
Parce qu'il vaut savoir vivre sans se préoccuper du regard des autres.
Alors rien ne peut entraver l'histoire entre Swann et Joanna. Malgré les moments de doutes, de peur, d'inquiétude, d'indécisions, ... les rêves et les désirs porteront ce jeune couple jusqu'au bout, comme pour nous rappeler toute la complexité et la délicatesse des sentiments sans que jamais ne soit remis en doute la sincérité de leur attachement.
Sans artifice, un roman comme une goutte de maturité, d'intelligence et de bonheur.
Alice, qui a bien fait de poursuivre sa lecture ...
Parce que la jeunesse rend fou et romantique.
Parce qu'il n'y a pas d'âge pour que l'amour soit passionnel et sincère.
Parce qu'il faut parfois avoir la force de passer au delà de ses doutes et du handicap.
Parce qu'il vaut savoir vivre sans se préoccuper du regard des autres.
Alors rien ne peut entraver l'histoire entre Swann et Joanna. Malgré les moments de doutes, de peur, d'inquiétude, d'indécisions, ... les rêves et les désirs porteront ce jeune couple jusqu'au bout, comme pour nous rappeler toute la complexité et la délicatesse des sentiments sans que jamais ne soit remis en doute la sincérité de leur attachement.
Sans artifice, un roman comme une goutte de maturité, d'intelligence et de bonheur.
Alice, qui a bien fait de poursuivre sa lecture ...
14 mars 2017
Le pire anniversaire de ma vie de Benjamin Chaud. Hélium, 2016
Recevoir une invitation d'anniversaire, c'est toute une excitation ! Surtout quand il s'agit de l'anniversaire de la jolie-Julie ! Alors, on fait des efforts pour trouver la bonne idée cadeau, on soigne l'empaquetage et on choisit son plus beau déguisement.
Mais arrivé chez Julie, rien ne se passe comme prévu : d'autres invités sont là, l'anniversaire n'est pas déguisé, il ya beaucoup trop de scotch sur le paquet et tout se colle dans les cheveux de la jolie-Julie.
Que la vie est dure ! Il ne reste plus à notre petit bonhomme qu'à cacher son cadeau trop collant sous les coussins et à se réfugier tout en haut de l'arbre au milieu du jardin.
De longue attente en bouderie, la petite consolation se fera attendre... mais finira par arriver !
Les illustrations de Benjamin Chaud fourmillent de détails et de fantaisie.
La tristesse et les gaffes de notre petit héros le rendent d'autant plus attendrissant.
Et l'histoire rappelle forcément ces situations ridicules que chacun de nous peut avoir vécu.
Mais l'amour, que voulez-vous, cela fait perdre la tête !
Finalement, il était plutôt bien cet anniversaire !
Alice, tout en tendresse...
Mais arrivé chez Julie, rien ne se passe comme prévu : d'autres invités sont là, l'anniversaire n'est pas déguisé, il ya beaucoup trop de scotch sur le paquet et tout se colle dans les cheveux de la jolie-Julie.
Que la vie est dure ! Il ne reste plus à notre petit bonhomme qu'à cacher son cadeau trop collant sous les coussins et à se réfugier tout en haut de l'arbre au milieu du jardin.
De longue attente en bouderie, la petite consolation se fera attendre... mais finira par arriver !
Les illustrations de Benjamin Chaud fourmillent de détails et de fantaisie.
La tristesse et les gaffes de notre petit héros le rendent d'autant plus attendrissant.
Et l'histoire rappelle forcément ces situations ridicules que chacun de nous peut avoir vécu.
Mais l'amour, que voulez-vous, cela fait perdre la tête !
Finalement, il était plutôt bien cet anniversaire !
Alice, tout en tendresse...
Retrouvez l'avis de
ma copinaute Pépita
12 févr. 2017
Amour mortel de Gilles Abier. Actes Sud, 2013
J'ai beau être habituée, les fins brutales des romans de Gilles Abier me surprennent à chaque fois.
Dans ce roman, j'ai retrouvé la qualité de la plume de l'auteur et son exigence à ménager le suspense, à nous tenir en haleine jusqu'à la dernière phrase en nous laissant ébranlé par la révélation finale.
Une révélation qui m'a certes parue peu probable, mais que je n'aurais malgré tout pas imaginé.
L'histoire ? A chaque fois que Lucie rencontre un garçon qui lui plait, celui-ci meurt dans des circonstances troublantes. Hasard ? Malédiction ? Réfugiée chez sa grand-mère, Lucie apprend alors un étonnant secret de famille qui pourrait avoir un lien avec ces accidents et cette situation cauchemardesque.
L'idée de départ était plutôt intrigante, mais je me retrouve au final avec entre les mains roman un peu moins convaincant qu'il n'y paraissait.
Je reste bluffée par l'imagination et la virtuosité narrative de l'auteur ; mais je me trouve frustrée par une histoire qui à mon goût manque de crédibilité.
Alice, en demie-teinte...
Retrouvez l'avis
de ma copinaute Bouma
22 janv. 2017
A la place du coeur d'Arnaud Cathrine. Robert Laffond, 2016
D'abord, je me laisse charmer par cette belle couverture.
Et puis, j'ai surtout envie de voir comment le sujet des attentats qui ont eu lieu en 2015 pouvait être abordé en littérature jeunesse.
Pour Caumes, tout a commencé le lendemain de son anniversaire alors que les journalistes de Charlie Hebdo sont sauvagement attaqués.
Même à 17 ans, cela chamboule.
Il y a son frère qui vit à Paris et dont il faut prendre des nouvelles ; dans la cour du lycée, il y a ceux qui ont des idées politiques arrêtées et des mots qui dépassent la pensée ; dans les salles de cours, il y a des profs qui essayent de guider les paumés qui n'ont pas encore réalisés... une journée étrange mais inoubliable.
Cette journée, elle ressemble à celle que nous avons tous vécu.
Ces jeunes ressemblent à ceux que l'on a pu croiser ce mois de janvier-là.
Ils portent dans leurs regards l'innocence d'une jeunesse amoureuse et insouciante obligée par la force des évènements à regarder le monde
Un âge de transition où se forge un certain raisonnement mais où l'espoir demeure malgré le contexte.
Comme un écho à cette ambiance particulière de janvier 2015, aux discussions que j'ai pu avoir avec mes ados, Arnaud Cathrine évoque avec justesse et proximité 6 jours marqués par le bouleversement de nos quotidiens ordinaires.
Curieuse, j'attends la saison 2 ...
Et puis, j'ai surtout envie de voir comment le sujet des attentats qui ont eu lieu en 2015 pouvait être abordé en littérature jeunesse.
Pour Caumes, tout a commencé le lendemain de son anniversaire alors que les journalistes de Charlie Hebdo sont sauvagement attaqués.
Même à 17 ans, cela chamboule.
Il y a son frère qui vit à Paris et dont il faut prendre des nouvelles ; dans la cour du lycée, il y a ceux qui ont des idées politiques arrêtées et des mots qui dépassent la pensée ; dans les salles de cours, il y a des profs qui essayent de guider les paumés qui n'ont pas encore réalisés... une journée étrange mais inoubliable.
Cette journée, elle ressemble à celle que nous avons tous vécu.
Ces jeunes ressemblent à ceux que l'on a pu croiser ce mois de janvier-là.
Ils portent dans leurs regards l'innocence d'une jeunesse amoureuse et insouciante obligée par la force des évènements à regarder le monde
Un âge de transition où se forge un certain raisonnement mais où l'espoir demeure malgré le contexte.
Comme un écho à cette ambiance particulière de janvier 2015, aux discussions que j'ai pu avoir avec mes ados, Arnaud Cathrine évoque avec justesse et proximité 6 jours marqués par le bouleversement de nos quotidiens ordinaires.
Curieuse, j'attends la saison 2 ...
19 janv. 2017
Le copain de la fille du tueur de Vincent Villeminot. Nathan, 2016
Le copain de la fille du tueur c'est un gouffre !
D'un côté une histoire d'amour poussée au maximum de son romantisme, une romance un peu fleur bleue pleine de poésie, d'adoration et de retenue et de l'autre c'est un thriller cuisant, épouvantable où les mots crus sautent à la gorge.
Et pour les personnages ? C'est pareil, il y a Charles plutôt solitaire, premier de la classe, discret... et Selma, énigmatique et sportive. Entre eux deux, fanfaronne Touk-E, un brin provoc' voire insolant, au tempérament assez explosif, fumeur de joints et amateur de porno.
Sans parler d'un poète suisse mourant sur son lit, d'un trafiquant de drogue mexicain et d'une actrice de porno.
Comment sortir de cette lecture ? Et bien me voilà pleine de questionnements et de doute. La quintessence du roman est bien cette magnifique histoire d'amour mouvementée que je trouve finalement entachée par des détails inutiles (le tournoi de foot, l'apparition du fantastique, l'accumulation de clichés, ..). Et puis il y a ce rythme, si lent au début et presque trop rapide à la fin.
Et ce mélange des genres, des normes littéraires qui m'a vraiment décontenancé.
Alors, je ne voudrais pas être catégorique car la plume est habile, mais c'est pour moi un OVNI littéraire dont le résultat ne me parait pas si évident.
D'un côté une histoire d'amour poussée au maximum de son romantisme, une romance un peu fleur bleue pleine de poésie, d'adoration et de retenue et de l'autre c'est un thriller cuisant, épouvantable où les mots crus sautent à la gorge.
Et pour les personnages ? C'est pareil, il y a Charles plutôt solitaire, premier de la classe, discret... et Selma, énigmatique et sportive. Entre eux deux, fanfaronne Touk-E, un brin provoc' voire insolant, au tempérament assez explosif, fumeur de joints et amateur de porno.
Sans parler d'un poète suisse mourant sur son lit, d'un trafiquant de drogue mexicain et d'une actrice de porno.
Comment sortir de cette lecture ? Et bien me voilà pleine de questionnements et de doute. La quintessence du roman est bien cette magnifique histoire d'amour mouvementée que je trouve finalement entachée par des détails inutiles (le tournoi de foot, l'apparition du fantastique, l'accumulation de clichés, ..). Et puis il y a ce rythme, si lent au début et presque trop rapide à la fin.
Et ce mélange des genres, des normes littéraires qui m'a vraiment décontenancé.
Alors, je ne voudrais pas être catégorique car la plume est habile, mais c'est pour moi un OVNI littéraire dont le résultat ne me parait pas si évident.
12 janv. 2017
Vladimir et Cléménce de Cécile Hennerolles et Sandrine Bonini. Grasset jeunesse, 2015
Vladimir et Clémence c'est un histoire d'amour délicieuse entre un photographe un peu myope mais touchant, et une femme invisible qui sème des indices sans jamais se laisser voir.
Une histoire à la Amélie Poulain où la romance est à la fois insaisissable et merveilleuse.
Et comme l'amour a le don de tout transcender, d'éloigner les peurs, de redonner de la joie et de la couleur, les photos statiques de Vladimir, tout d'un coup se remplissent de vie, les petits cailloux semés lui donne confiance et tout cela ne peut se terminer que par un doux baiser.
C'est joli tout ces petits riens qui embellissent le quotidien...
C'est délicat de se laisser désirer...
Des personnages lunaires, une histoire aux doux airs de conte de fées, des illustrations au charme un peu désuet, ... ce roman a tout d'un petit bijou ; une petite pépite poétique qui nous offre une lecture précieuse et heureuse.
Une histoire à la Amélie Poulain où la romance est à la fois insaisissable et merveilleuse.
Et comme l'amour a le don de tout transcender, d'éloigner les peurs, de redonner de la joie et de la couleur, les photos statiques de Vladimir, tout d'un coup se remplissent de vie, les petits cailloux semés lui donne confiance et tout cela ne peut se terminer que par un doux baiser.
C'est joli tout ces petits riens qui embellissent le quotidien...
C'est délicat de se laisser désirer...
Des personnages lunaires, une histoire aux doux airs de conte de fées, des illustrations au charme un peu désuet, ... ce roman a tout d'un petit bijou ; une petite pépite poétique qui nous offre une lecture précieuse et heureuse.
Souvenez-vous, un livre offert par la
lors de notre swap de noël
30 déc. 2016
Parle tout bas si c'est d'amour de Sophie Chérer. EDL, 2006.
Comment parler d'amour ?
Sûrement de plusieurs des façons.
Comme la prof de SVT par exemple, qui est en panique devant ses élèves lors de son cours d'éducation sexuelle. En pleine rupture amoureuse, pour elle, tout n'est que douleur et souffrance.
Ou alors, comme la mère de Caroline qui se rend aux obsèques de son premier amour. Une confession douloureuse, un souvenir sûrement idéalisé.
Ou encore, comme le proviseur qui ose dire à sa femme qu'il ne supporte plus ses attentions et ses manies. Un amour qu'il faut ranimer, fragilisé par la routine et le temps.
Ou sûrement comme, cette personne d'un certain âge qui ose s'adapter aux attentes et au vocabulaire des jeunes pour leur parler d'amour, de désir et de plaisir.
Ou enfin, comme Caroline et Olivier, ce jeune couple d'ados pour qui tout est découverte et espoir dans la fraîcheur d'un amour naissant et sincère.
J'ai été ravie de retrouver ces deux tourtereaux après les avoir découvert dans L'huile d'olive ne meurt jamais, ils sont plus mûrs, plus audacieux, à la fois un peu moins sages tout en étant raisonnables. Des jeunes, comme je les aime, avec une tête bien faite !
Vous l'aurez compris, un livre qui parle certes d'amour, mais sans être mièvre, ni ridicule.
Un livre qui invite à apprécier ce sentiment à la fois complexe, naturel, mais tellement beau !
La fin me laisse un peu perplexe, mais je n'en dirais pas plus...
Sûrement de plusieurs des façons.
Comme la prof de SVT par exemple, qui est en panique devant ses élèves lors de son cours d'éducation sexuelle. En pleine rupture amoureuse, pour elle, tout n'est que douleur et souffrance.
Ou alors, comme la mère de Caroline qui se rend aux obsèques de son premier amour. Une confession douloureuse, un souvenir sûrement idéalisé.
Ou encore, comme le proviseur qui ose dire à sa femme qu'il ne supporte plus ses attentions et ses manies. Un amour qu'il faut ranimer, fragilisé par la routine et le temps.
Ou sûrement comme, cette personne d'un certain âge qui ose s'adapter aux attentes et au vocabulaire des jeunes pour leur parler d'amour, de désir et de plaisir.
Ou enfin, comme Caroline et Olivier, ce jeune couple d'ados pour qui tout est découverte et espoir dans la fraîcheur d'un amour naissant et sincère.
J'ai été ravie de retrouver ces deux tourtereaux après les avoir découvert dans L'huile d'olive ne meurt jamais, ils sont plus mûrs, plus audacieux, à la fois un peu moins sages tout en étant raisonnables. Des jeunes, comme je les aime, avec une tête bien faite !
Vous l'aurez compris, un livre qui parle certes d'amour, mais sans être mièvre, ni ridicule.
Un livre qui invite à apprécier ce sentiment à la fois complexe, naturel, mais tellement beau !
La fin me laisse un peu perplexe, mais je n'en dirais pas plus...
Souvenez-vous , un livre offert par Pépita,
lors de notre swap anniversaire.
25 déc. 2016
L'huile d'olive ne meurt jamais de Sophie Chérer. EDL, 2001
Quelle force, Mesdames !
Quel courage !
Parce qu'elle a décidé de résister à la mafia, la Baronne Cordopatri vit sous haute protection policière au milieu de ses hectares de champs d'oliviers. Elle a tout perdu, sa famille, son entourage mais sûrement pas son amour propre et son lot de terre.
Parce qu'elle ne veut pas que son enfant vive dans l'enfer mafieux, Delfina s'oppose fermement à son mari empêtré dans des sombres histoires de crimes organisés. Son émancipation est audacieuse mais nécessaire.
Parce qu'elle a des convictions et une admiration sans faille pour la baronne, Sophie tient tête à son camarade de classe et lui fait baisser les yeux.
Et puis, il y a Olivier, qui par amour pour Caroline va se retrouver devant la porte de la Baronne et, sans le vouloir, va troubler l'ordre établi à l'occasion de vacances en Sicile.
Un roman d'initiation à la fois bien documenté et parfois déconcertant. Mais un roman qui, passé les premiers chapitres, nous plonge en plein coeur des cultures italiennes et nous transporte sur les terres siciliennes avec un doux parfum d'olives baignées sous le soleil.
Un roman solide qui montre que" le courage n'est pas une qualité mais un devoir" et que la fierté n'est pas un défaut mais un combat.
Bravo !
Quel courage !
Parce qu'elle a décidé de résister à la mafia, la Baronne Cordopatri vit sous haute protection policière au milieu de ses hectares de champs d'oliviers. Elle a tout perdu, sa famille, son entourage mais sûrement pas son amour propre et son lot de terre.
Parce qu'elle ne veut pas que son enfant vive dans l'enfer mafieux, Delfina s'oppose fermement à son mari empêtré dans des sombres histoires de crimes organisés. Son émancipation est audacieuse mais nécessaire.
Parce qu'elle a des convictions et une admiration sans faille pour la baronne, Sophie tient tête à son camarade de classe et lui fait baisser les yeux.
Et puis, il y a Olivier, qui par amour pour Caroline va se retrouver devant la porte de la Baronne et, sans le vouloir, va troubler l'ordre établi à l'occasion de vacances en Sicile.
Un roman d'initiation à la fois bien documenté et parfois déconcertant. Mais un roman qui, passé les premiers chapitres, nous plonge en plein coeur des cultures italiennes et nous transporte sur les terres siciliennes avec un doux parfum d'olives baignées sous le soleil.
Un roman solide qui montre que" le courage n'est pas une qualité mais un devoir" et que la fierté n'est pas un défaut mais un combat.
Bravo !
Souvenez-vous, un livre offert par Pépita,
4 déc. 2016
Tu ne sais rien de l'amour de Mikaël Ollivier. Thierry Magnier, 2016
Que savons nous de l'amour ? Pas grand chose finalement... Chaque jour on apprend à vivre avec, on construit une relation, on se découvre faillible, on s'adapte, ...
Lorsqu'un soir Nicolas reçoit un mail de sa mère, tout son passé resurgit et il nous plonge alors dans ses confessions intimes. Il nous raconte ce couple étonnant qu'il formait depuis l'enfance avec sa voisine Malina. Un couple encouragé par les adultes, un couple qui dérange et met le lecteur mal à l'aise.
Il nous parle aussi de la relation de ses parents. Leur amour infaillible malmené par la maladie et l'adultère.
Il interroge ses certitudes, ses doutes, ses espérances... et les nôtres par la même occasion.
Sa réflexion construite et pleine de sagesse porte notre regard vers plus d'indulgence et de de compréhension : l'amour c'est pas si simple !
Et puis il y a la maladie du père, une scène bouleversante mais essentielle où tout se joue.
Et enfin la révélation d'un lourd secret, presque attendu. Dommage, ces deux derniers chapitres sont pour moi trop mélos et ont faire tomber l'intensité des émotions précédentes. J'aurais préféré rester dans le doute, ne pas savoir ce qu'il y a avait dans ce mail et garder la puissance de l'amour. Mais ce n'est pas grave.
Parce que ce livre apporte de l'apaisement, parce qu'il est subtil, parce qu'il laisse une trace indélébile : merci Mikaël Ollivier.
Lorsqu'un soir Nicolas reçoit un mail de sa mère, tout son passé resurgit et il nous plonge alors dans ses confessions intimes. Il nous raconte ce couple étonnant qu'il formait depuis l'enfance avec sa voisine Malina. Un couple encouragé par les adultes, un couple qui dérange et met le lecteur mal à l'aise.
Il nous parle aussi de la relation de ses parents. Leur amour infaillible malmené par la maladie et l'adultère.
Il interroge ses certitudes, ses doutes, ses espérances... et les nôtres par la même occasion.
Sa réflexion construite et pleine de sagesse porte notre regard vers plus d'indulgence et de de compréhension : l'amour c'est pas si simple !
Et puis il y a la maladie du père, une scène bouleversante mais essentielle où tout se joue.
Et enfin la révélation d'un lourd secret, presque attendu. Dommage, ces deux derniers chapitres sont pour moi trop mélos et ont faire tomber l'intensité des émotions précédentes. J'aurais préféré rester dans le doute, ne pas savoir ce qu'il y a avait dans ce mail et garder la puissance de l'amour. Mais ce n'est pas grave.
Parce que ce livre apporte de l'apaisement, parce qu'il est subtil, parce qu'il laisse une trace indélébile : merci Mikaël Ollivier.
Retrouvez l'avis de ma copinaute Pepita
et celui de la collectionneuse de papillons
9 nov. 2016
Poils aux pattes d'Ingrid Chabbert et Bérangère Delaporte. Les 400 coup, 2016
Oui, on en convient, avoir du poil sur les gambettes, c'est pas terrible : c'est loin d'être sexy, c'est pas nickel nickel et c'est un tue l'amour effroyable.
Ben voilà, Gertrude la grenouille, ça la complexe d'avoir du poil aux pattes. Elle a beau essayer de les cacher sous des chaussettes hautes, elle est la risée de tout le monde. Sa seule solution ? Déménager dans une mare voisine où elle sera seule et pourra et se sentir complètement décomplexée.
Mais c'est sans avoir envisagé que non loin de là vit Georges, .. un crapaud à la drôle de couleur de peau.
Pas besoin de vous dévoiler la suite, entre ces deux là, différents et rejetés, quelque chose va se passer... Un peu de romantisme dans un monde de brute, ça fait pas de mal !
J'aurais bien écourté l'histoire mais tout se tient jusqu'au bout et dans ce livre aux allures de conte, on garde ce brin d'enfance, de candeur et d'indulgence grâce à des illustrations crayonnées très expressives.
Un album frais et maîtrisé.
3 nov. 2016
Tant que mon coeur bat de Madeline Roth. Thierry Magnier, 2016.
Quand Madeline Roth s'essaye à parler d'amour, elle ne s'attache pas simplement à évoquer le sentiment amoureux et la vie en rose, mais elle nous parle surtout de toute la cruauté de la violence émotionnelle ; tout ce que la passion peut avoir de plus intense, de plus addictif et de plus tragique.
Dans ce roman, pas bien épais, deux textes forts où les héroïnes se livrent tout en entier, jusqu'au bout des sacrifices et des excès. On ne peut que se trouver bouleversé face à la douleur, face à l'irréversible et face à des destins suspendus jusqu'au dernier souffle.
Douloureusement, dans ces textes ponctués de silences, Madeline Roth remue avec précision ce que l'amour peut avoir de plus intime, de plus troublant et de plus insupportable quand il se vit à sens unique.
Tant que mon coeur bat : des vies hantées par la puissance d'un premier amour tourmenté, comme pour nous rappeler qu'il n'y a pas d'âge pour aimer.
Deux récits, sans aucune concession.
Et aussi, Madeline Roth A ma source gardée
25 août 2016
Songe à la douceur de Clémentine Beauvais. Sarbacane, 2016
Songe à la douceur, c'est un défi.
Un défi osé et un peu fou de proposer la réécriture d'Eugène Oneguine en vers libre.
Quelle audace !
Mais quelle surprise !
Déconcertant au début, cet exercice de style apporte une dimension particulière à l'histoire d'amour inachevée entre Eugène et Tatiana. D'une "simple" comédie romantique on bascule alors vers une envolée lyrique de grande ambition.
Avec intelligence et brio, l'écriture de Clémentine Beauvais enchante le récit et réussit le pari de nous passionner pour cette romance bancale, pareille à mille autres.
Elle modernise un classique de la littérature en rendant le récit complètement addictif : c'est drôle, poétique, attachant, théâtral, plein de fougue et d'énergie.
Et l'histoire dans tous ça ? Et bien, l'auteur nous invite à entrer au coeur de ce jeu de l'amour et du hasard en nous interpellant régulièrement en fin de chapitre et l'on se laisse aisément ensevelir par ces sentiments débutants et toutes les questions sous-jacentes de l'usure et du temps qui passe.
Un roman déconcertant, mais un roman d'exception.
Je vous jure, ça se savoure, ça s'apprécie, ça se relit...
15 août 2016
Le domaine de Jo Witek. Actes Sud, 2016
Le domaine, c'est une atmosphère.
Une atmosphère prétentieuse et désuète dans ce manoir familial où les grands-parents imposent une organisation ancestrale millimétrée et décident de ce qui est bon pour les autres.
Le domaine, c'est une atmosphère animale où tout n'est qu'hypocrisie et faux semblants et où le piège se resserre inévitablement autour de chacun.
Mais le domaine c'est aussi une atmosphère sauvage où la nature a toute sa place, où symboliquement les oiseaux nous montrent le chemin vers plus d'humanité.
Et surtout le domaine c'est une atmosphère passionnelle où l'amour est plus fort que tout.
Un amour fou, éperdu, bouleversant, violent, dévastateur, ...irréversiblement beau.
Le domaine, c'est une lecture sous tension qui nous comprime petit à petit dans une angoissante asphyxie où Jo Witek ménage à la perfection l'exactitude des personnages et leurs zones d'ombre.
Le domaine, c'est un huis clos destabilisant, insidieux, psychologique, lugubre... inoubliable.
Retrouvez l'avis de ma coinaute Pepita,
Inscription à :
Articles (Atom)