Les vacances commencent mal dans cette vielle maison, sous cette pluie battante avec une mère scotchée à son écran d'ordinateur ! A part la console de jeu, rien ne tue le temps et l'ennui qui s'installent.
Et pourtant, il suffit parfois de pousser la porte, d'affronter les intempéries et que la console tombe à l'eau pour s'émerveiller de ces champignons vénéneux, de ces petites bêtes qui se cachent dans le sol, de ces cailloux qui deviennent de véritable kaléidoscopes...
Il suffit de presque rien, d'un petit jour de rien du tout, pour découvrir le monde comme on ne l'a jamais vu !
Et si cet album interroge explicitement sur la déconnexion des écrans et l'ouverture au monde, il va encore plus loin et évoque en nous ces petits bonheurs simples et futiles, cette nature belle et mystérieuse et surtout l'absence d'un père, la chaleur d'un foyer et la sérénité du silence.
Comme d'habitude je suis sous le charme du talent de Béatrice Alemagna. Si son texte est porteur de messages forts, ses illustrations, travaillées jusqu'au moindre détails, nous offrent un album très abouti où tout s'imbrique dans la plus belle harmonie.
Un album enchanteur, à la fois vibrant et apaisant qui sent bon le chocolat chaud !
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25 janv. 2018
17 févr. 2017
Traits d'union de Cécile Chartre. Le Muscadier, 2016
A seulement 18 ans, Thibault a décidé sur un coup de tête semble-t-il, de se marier avec cette jeune fille rencontré quelques mois plus tôt.
Il y a quelque chose qui cloche dans ce mariage...
D'invité en invité, on s'immisce dans la tête de chacun et l'on ressent l'incompréhension ambiante.
Il y a le garçon d'honneur qui a bien d'autres chats à fouetter, l'amoureuse-malheureuse terrassée par cette décision, la mère-super-organisatrice peut être un peu trop envahissante, la tata Odette qui pense que ce mariage est une bien belle bêtise... et puis il y a Charline qui a tout vu et qui va bientôt tout nous révéler.
Jusqu'au déballage final, Cécile Chartre contrôle parfaitement son récit. Elle maîtrise son écriture impertinente, elle nous amuse avec son ton drolatique et nous surprend par sa capacité à inventer des situations inattendues. C'est toujours un peu la pagaille dans ses histoires, mais tout est bien clair dans sa tête et son intrigue est plutôt bien ficelée ; plus que parfaite je dirais même, puisque jusqu'à la dernière page, je me suis laissée surprendre.
Un roman sur la vie, celle de tous les jours, celle qui nous entoure, celle qu'il faut parfois supporter, celle qui ne nous oblige pas à tout accepter...
Alice, séduite...
Il y a quelque chose qui cloche dans ce mariage...
D'invité en invité, on s'immisce dans la tête de chacun et l'on ressent l'incompréhension ambiante.
Il y a le garçon d'honneur qui a bien d'autres chats à fouetter, l'amoureuse-malheureuse terrassée par cette décision, la mère-super-organisatrice peut être un peu trop envahissante, la tata Odette qui pense que ce mariage est une bien belle bêtise... et puis il y a Charline qui a tout vu et qui va bientôt tout nous révéler.
Jusqu'au déballage final, Cécile Chartre contrôle parfaitement son récit. Elle maîtrise son écriture impertinente, elle nous amuse avec son ton drolatique et nous surprend par sa capacité à inventer des situations inattendues. C'est toujours un peu la pagaille dans ses histoires, mais tout est bien clair dans sa tête et son intrigue est plutôt bien ficelée ; plus que parfaite je dirais même, puisque jusqu'à la dernière page, je me suis laissée surprendre.
Un roman sur la vie, celle de tous les jours, celle qui nous entoure, celle qu'il faut parfois supporter, celle qui ne nous oblige pas à tout accepter...
Alice, séduite...
10 janv. 2017
Madame Cocotte d'Edouard manceau. Seuil jeunesse, 2015.
Qui de l'oeuf ou de la poule ? Une question qui peut nous faire tourner la tête en rond pendant un moment, n'est ce pas ?
En choisissant ici, une cocotte de forme ovoidale, Edouard Manceau essaye d''apporter une réponse ou du moins de montrer, qu'il n'y en a pas et que ce cercle vicieux continuera d'occuper nos conversations.
Et puis voilà, il y rajoute aussi un peu de fantaisie - en reprenant la trame du classique "Va t'en grand monstre vert !" - en dépouillant méthodiquement la poule de tous ses attributs. Et hop ! Ainsi mise à nue, Madame Cocotte ressemble vraiment à un oeuf. Magique, non ?
Comme toujours avec des formes géométriques simples, des couleurs très vives, un texte court et tonique, Edouard Manceau sait captiver son public.
Ici encore, il nous offre une histoire efficace, joyeuse et rassurante qui a coup sûr surprendra avec plaisir les plus petits de nos petits curieux.
Un album bien réussi !
En choisissant ici, une cocotte de forme ovoidale, Edouard Manceau essaye d''apporter une réponse ou du moins de montrer, qu'il n'y en a pas et que ce cercle vicieux continuera d'occuper nos conversations.
Et puis voilà, il y rajoute aussi un peu de fantaisie - en reprenant la trame du classique "Va t'en grand monstre vert !" - en dépouillant méthodiquement la poule de tous ses attributs. Et hop ! Ainsi mise à nue, Madame Cocotte ressemble vraiment à un oeuf. Magique, non ?
Comme toujours avec des formes géométriques simples, des couleurs très vives, un texte court et tonique, Edouard Manceau sait captiver son public.
Ici encore, il nous offre une histoire efficace, joyeuse et rassurante qui a coup sûr surprendra avec plaisir les plus petits de nos petits curieux.
Un album bien réussi !
D'autres chroniques d'albums d'Edouard Manceau,
c'est par ici !
13 sept. 2015
Comme une envie de voir la mer / Anne Loyer. Alice Edition, 2015
Un coup de fil mystérieux et Ludivine est bouleversée.
Elle, la fille parfaite, studieuse, choyée, envoie tout valdinguer.
Ce n'est pas un simple coup de tête mais une colère profonde. Ludivine devient Ludie, enfourche une moto, embarque son frère handicapé sur son passage et fuit son présent pour encaisser la vérité.
Elle, la fille parfaite, studieuse, choyée, envoie tout valdinguer.
Ce n'est pas un simple coup de tête mais une colère profonde. Ludivine devient Ludie, enfourche une moto, embarque son frère handicapé sur son passage et fuit son présent pour encaisser la vérité.
On est très touché par cette relation frère/sœur, cette escapade à deux qui leur permet, de se découvrir différemment, avec une nouveau paramètre. La colère de l'une, l'insouciance de l'autre, mais une bienveillance commune qui leur permet de se re-trouver.
On se pose des questions sur la loi du silence, les secrets familiaux et l'amour filial. Un amour parfois maladroit mais tout simplement indispensable.
Comme souvent Anne Loyer tombe juste et son écriture sonne la sincérité et l'authenticité. Tout est légitime et logique : ce besoin de se rattacher à ce frère, l'évolution des sentiments, la construction de soi et l'erreur des parents en devient compréhensible.
Une lecture courte mais touchante : l'amour et le silence ne peuvent pas tout, ...
Retrouvez l'avis de ma copinaute Pepita
23 août 2015
Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers de Benjamin Alire Saenz. PKJ, 2015.
Quand l'un s'appelle Dante et l'autre Aristote, la rencontre était inévitable. Et pourtant, leur univers est bien différent : Aristote vit dans l'ombre d'un frère derrière les barreaux qui hante l'ambiance familiale, quand Dante, au contraire, s'épanouit dans une famille aimante et sereine tout en gaieté et simplicité.
Dante va alors apporter à Aristote ce qui lui manque : l'apaisement, une amitié incontestable, des questionnements réfléchis, quelques réponses et de l'espoir.
Ces ados sont attachants et les adultes qui les entourent, tout autant. Très proches d'Aristote et Dante, assez compréhensifs, ils ont aussi chacun leurs propres failles et essayent, comme leurs fils, de les apprivoiser au fil des pages.
Bien que sa première édition date de 1987, ce roman est un récit complétement contemporain, qui parle de relations humaines, de quête de soi, de famille, d'amour, de non dits...
Parfois contemplatif, il retrace le parcours initiatique d'adolescents en plein questionnement existentiel.
Grâce à des chapitres courts, la lecture est fluide et rapide. L'écriture est simple, souvent imagée et en une bouchée, l'intégralité du livre est avalée.
Sans être un coup de cœur, j'ai été complètement captivée par cette lecture pas commune, sombre, poétique et philosophique.
Merci Bouma pour cette découverte à l'occasion
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